On la connaît, cette petite phrase : « À votre âge, c’est normal. » Normal d’avoir moins de projets, de moins sortir, de moins oser ? Comme si les années devaient peu à peu réduire notre place dans la société. Et si le 1er octobre, on bousculait enfin cette idée ? La Journée internationale des personnes âgées nous invite justement à regarder le vieillissement autrement. À travers l’expérience, les envies, les liens et tous ces projets qui n’ont pas d’âge. Parce que vieillir, ce n’est pas regarder la vie passer. C’est continuer à en faire partie.
Journée internationale des personnes âgées : pourquoi le 1er octobre ?
Pour comprendre l’essence de cette journée, commençons par remonter un peu le temps.
Le 14 décembre 1990, l’Assemblée générale des Nations Unies choisit officiellement le 1er octobre pour célébrer la Journée internationale des personnes âgées.
Mais cette initiative s’inscrit dans une réflexion engagée plusieurs années auparavant. Dès 1982, le Plan d’action international de Vienne sur le vieillissement pose les premières bases d’une mobilisation mondiale autour des enjeux liés à l’âge.
Puis, en 1991, l’Assemblée générale adopte les Principes des Nations Unies pour les personnes âgées (résolution 46/91).
Quelques années plus tard, en 2002, le Plan d’action international de Madrid sur le vieillissement est adopté par la deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement.
Le but ? Ne plus voir le vieillissement uniquement comme un défi, mais comme une réalité à accompagner autrement.
Avec, au fond, une ambition profondément humaine : construire une société où l’on peut avoir 30, 60 ou 90 ans… et toujours sentir que l’on compte.
Vieillir : et si nous arrêtions de n’y voir que ce que l’on perd ?
Cheveux blancs, lunettes, canne, fauteuil. Lorsqu’il faut représenter une personne âgée, notre imaginaire collectif manque parfois cruellement d’originalité.
On parle facilement de perte d’autonomie, de maladie, d’isolement ou de dépendance. Ces réalités existent, bien sûr. Les nier n’aurait aucun sens.
Mais à force de regarder uniquement ce qui peut devenir plus difficile avec les années, on finit par oublier tout le reste.
Car vieillir, c’est porter en soi toute une vie. Au fil des années, on a aimé, parfois élevé des enfants, serré des mains qui ne sont plus là. On a connu des joies immenses, essuyé des échecs et traversé des tempêtes que l’on pensait insurmontables. Le monde s’est transformé, les années ont défilé, et il a fallu se réinventer avec elles.
Derrière un visage marqué par le temps, il y a toute une histoire que l’on ne voit pas au premier regard.
Et pourtant, une personne de 70, 80 ou 90 ans peut encore être trop souvent définie par son âge avant de l’être par ce qu’elle est.
La Journée internationale des personnes âgées est justement là pour nous rappeler cette évidence : une date de naissance donne un âge. Elle ne raconte jamais l’histoire d’une personne.
L’âgisme : ces petites phrases qui finissent par peser lourd
- « Tu fais jeune pour ton âge ! »
- « À 75 ans, tu ne vas quand même pas commencer ça maintenant ? »
- « Laisse, je vais le faire à ta place. »
- « Internet ? Ce n’est plus vraiment de ta génération. »
Cela part parfois d’une bonne intention, d’une plaisanterie, d’une envie de protéger.
Mais derrière certaines phrases en apparence anodines se cache une idée bien plus profonde : avec l’âge, on deviendrait forcément moins capable, moins autonome, moins apte à s’adapter ou à décider par soi-même.
C’est ce que l’on appelle l’âgisme : les stéréotypes, les préjugés et les discriminations fondés sur l’âge.
Et il peut s’infiltrer partout.
Dans la santé, lorsque certaines plaintes sont trop rapidement mises sur le compte des années. Dans la famille, lorsqu’on commence à prendre des décisions à la place d’un parent ou d’un grand-parent qui est pourtant parfaitement capable de faire ses choix.
Même dans nos loisirs.
Apprendre une langue à 68 ans ? Pourquoi pas ?
Reprendre une activité physique à 72 ans ? Évidemment.
Tomber amoureux à 80 ans ? Heureusement !
L’âge ne devrait jamais dicter ce que l’on peut encore vivre, aimer, tenter ou décider. Alors, arrêtons de décider à la place des seniors de ce qui serait encore « de leur âge ».
La Journée internationale des personnes âgées nous invite justement à dépasser ces préjugés.
Et si, pour vraiment vivre ces années en toute liberté, on s’offrait aussi la tranquillité d’esprit ?
C’est là qu’une couverture santé adaptée prend tout son sens. Justement, la mutuelle santé senior Mutualp propose des garanties pensées pour accompagner les besoins des plus de 60 ans. Qu’il s’agisse de consultations, d’examens, d’hospitalisation, d’optique, de soins dentaires ou encore d’aides auditives.
De quoi protéger sa santé, tout en continuant à profiter de la vie.
Et si nous parlions davantage avec les seniors plutôt que des seniors ?
C’est peut-être l’un des messages les plus importants de la Journée internationale des personnes âgées.
On organise des politiques, des services, des logements pour les seniors. Mais leur demande-t-on suffisamment ce qu’ils veulent ?
La dignité passe aussi par la liberté de choix. Et cela commence par les petites décisions du quotidien.
- Avant d’aider, demander.
- Avant de décider, écouter.
- Avant de supposer, questionner.
« Tu veux que je t’aide ? » n’envoie pas le même message « Laisse, je vais le faire ».
Quelques mots changent. Mais derrière eux, c’est toute la place accordée à la personne qui change.
Le lien social, ce besoin qui ne prend jamais sa retraite
La solitude n’est pas une conséquence automatique du vieillissement. Pourtant, certains événements peuvent fragiliser les relations sociales : départ à la retraite, décès d’un conjoint ou d’amis, problèmes de mobilité, éloignement familial ou difficultés de santé.
Petit à petit, le cercle peut se resserrer.
Un déjeuner annulé. Une sortie devenue plus compliquée. Un ami que l’on voit moins. Et les journées peuvent devenir plus silencieuses.
C’est pourquoi préserver les liens est si essentiel. Et c’est justement l’un des messages portés par la Journée internationale des personnes âgées : nous rappeler combien la présence, les échanges et les relations avec les autres comptent à tout âge.
Un café avec un voisin, une activité associative, un appel à un proche ou une promenade à plusieurs peuvent sembler anodins. Mais, ils ne le sont pas !
La Journée internationale des personnes âgées nous invite justement à remettre ces petits gestes au cœur de nos vies.
Comment célébrer cette journée au quotidien ?
La Journée internationale des personnes âgées ne se limite pas à une date sur le calendrier.
Elle prend tout son sens dans ce que vous faites, vous, ici et maintenant, avec vos proches, vos voisins, vos aînés. Et c’est avant tout une occasion de passer de la parole aux actes.
1. Appelez un aîné que vous avez perdu de vue
Pas un texto, un vrai appel vocal, où vous entendez le timbre de sa voix. Demandez-lui comment il va, vraiment. Écoutez-le sans regarder votre montre.
2. Poussez la porte d’une maison de retraite
Proposez une activité, partagez une lecture, échangez quelques mots ou offrez simplement un peu de votre temps. Une présence venue de l’extérieur peut apporter beaucoup : un sourire, une conversation, un moment différent dans la journée… Parfois, il suffit de peu pour créer un joli moment de partage.
3. Devenez un “passeur de mémoire”
En famille, prenez un carnet où vous noterez toutes les anecdotes de vos aînés. C’est un héritage inestimable pour les générations futures.
4. Luttez contre l’âgisme
Quand vous entendez une blague dévalorisante sur les “vieux”, ne riez pas. Répondez par un sourire et une question : “Et si on parlait de leurs qualités ?” Changer de regard commence par les mots.
5. Soutenez les associations
Beaucoup d’associations locales œuvrent au quotidien pour briser l’isolement social des aînés. Un don, un peu de bénévolat, un partage sur les réseaux sociaux pour leur donner de la visibilité… tout est bon à prendre.
La Journée internationale des personnes âgées ne parle pas seulement du temps qui passe. Elle parle de la vie. Alors, ce 1er octobre, prenons le temps de regarder nos aînés autrement. Derrière chaque visage, il y a des souvenirs, des combats, des éclats de rire, des histoires d’amour et tout un pan de notre mémoire collective. Une richesse qui mérite d’être écoutée, respectée et célébrée.
L’essentiel à retenir :
- La Journée internationale des personnes âgées invite à changer notre regard sur le vieillissement et la place des seniors dans la société.
- Vieillir ne signifie pas renoncer à ses envies, à ses projets ou à sa liberté de choisir.
- Lutter contre l’âgisme, c’est commencer par écouter davantage les seniors, sans pour autant décider à leur place.
- Préserver le lien social, partager des moments et favoriser les échanges contribuent à préserver la place des personnes âgées dans la société.
Cet article a été relu et approuvé par un expert en santé et bien-être des seniors de Mutualp, acteur reconnu dans les domaines de la santé, de l’assurance et de la prévoyance en France. Il est destiné à des fins purement informatives.
Source(s) :
- Petits Frères des Pauvres
FAQ – Journée internationale des personnes âgées : les questions les plus fréquentes
La Journée internationale des personnes âgées est-elle un jour férié ?
Non, la Journée internationale des personnes âgées n’est pas un jour férié. Il s’agit d’une journée de sensibilisation et de mobilisation, pour mettre en avant la place des personnes âgées dans la société.
Pourquoi célèbre-t-on la Journée internationale des personnes âgées ?
La Journée internationale des personnes âgées vise à sensibiliser aux réalités du vieillissement, à lutter contre les préjugés liés à l’âge et à favoriser une société plus inclusive pour les seniors.
Sommes-nous tous concernés par la Journée internationale des personnes âgées ?
Oui. La Journée internationale des personnes âgées ne s’adresse pas uniquement aux seniors. Elle nous invite tous à réfléchir sur la place que nous devons accorder aux personnes âgées dans la société.