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Tous les deux ans, le rendez-vous revient dans l’agenda : la mammographie. Et parfois, on serait bien tentées de le repousser. Après tout, on se sent bien, on ne remarque rien d’inhabituel et le dernier examen était rassurant. Pourtant, après 60 ans, le dépistage du cancer du sein reste essentiel. Certaines anomalies peuvent en effet se développer sans provoquer de symptômes. Ce rendez-vous, qui ne prend que quelques minutes, peut alors apporter une information précieuse en permettant de repérer une anomalie tôt et, si nécessaire, d’agir rapidement. 

Après 50 ans, pourquoi le dépistage du cancer du sein reste-t-il essentiel ? 

Avec les années, on connaît mieux son corps. Et lorsqu’aucune douleur, aucune grosseur ni aucun changement particulier ne se manifeste, on peut naturellement penser que tout va bien. 

C’est justement là que le dépistage du cancer du sein prend tout son sens. 

Son objectif n’est pas de rechercher la cause d’un symptôme. Il vise à détecter une éventuelle anomalie avant même qu’elle ne se fasse remarquer. 

Des chiffres clés sur le cancer du sein  

  • 1er rang des cancers féminins en termes de fréquence (33 % de l’ensemble des nouveaux cas de cancer) ; 
  • 12 757 décès annuels ; 
  • près de 80 % des cancers du sein se développent après 50 ans ; 
  • âge médian au diagnostic autour de 64 ans. 

Source - Ligue contre le cancer 

Détecter tôt pour pouvoir agir plus rapidement 

Une anomalie découverte à un stade précoce peut généralement être prise en charge plus rapidement. 

La détection précoce permet aussi de proposer, selon les situations, des traitements moins lourds et de limiter certaines séquelles. Elle augmente également les chances de guérison. 

Aujourd’hui, 60 % des cancers du sein sont diagnostiqués à un stade précoce. Avec un pronostic de survie nette à cinq ans estimée à 88 % des cas. 

Le dépistage ne permet donc pas d’empêcher un cancer du sein d’apparaître. Il permet surtout de ne pas lui laisser le temps de progresser. 

Entre 50 et 74 ans, comment fonctionne le dépistage organisé ? 

En France, le programme de dépistage organisé concerne les femmes âgées de 50 à 74 ans, à risque moyen. C’est-à-dire sans symptôme ni facteur de risque particulier. 

Tous les 2 ans, elles sont invitées à réaliser une mammographie associée à un examen clinique des seins auprès d’un radiologue agréé. Pour cela, un courrier d’invitation personnalisé leur est adressé par l’Assurance Maladie. 

Le dépistage du cancer du sein fait ainsi partie des trois programmes nationaux de dépistage organisés en France, aux côtés de ceux du cancer colorectal et du cancer du col de l’utérus. 

Un oubli ? Des relances. 

Une première relance est adressée 6 mois après la 1ère invitation. Une 2ème relance intervient 6 mois plus tard si la femme n’a pas réalisé sa mammographie dans l’intervalle. 

Mammographie : comment se passe l’examen ? 

La mammographie est l’examen de référence du dépistage du cancer du sein. Elle est complétée par un examen clinique des seins réalisé par le radiologue. 

Concrètement, deux clichés sont réalisés pour chaque sein afin de rechercher une éventuelle anomalie. 

Si les résultats sont normaux, les clichés de la mammographie font l’objet d’une seconde lecture par un second radiologue, par mesure de sécurité. Cette vérification supplémentaire est l’une des particularités du programme de dépistage organisé. 

Une anomalie apparaît ? Pas de conclusion trop rapide. Un examen complémentaire, comme une échographie, peut simplement être nécessaire pour préciser ce qui a été observé. 

Et côté remboursement ? 

Dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein, la mammographie est prise en charge à 100 % par le régime d’Assurance Maladie, sans avance de frais. 

Les éventuels examens complémentaires sont, quant à eux, pris en charge dans les conditions habituelles de remboursement. 

C’est là qu’une couverture santé adaptée peut faire la différence au quotidien. Avec des garanties pensées pour les besoins des plus de 60 ans, la mutuelle santé senior Mutualp vous accompagne dans vos consultations, examens et autres radiographies. Une façon de mieux protéger votre santé, mais surtout de continuer à prendre soin de vous, sans concession ni compromis. 

Après 74 ans, faut-il arrêter les mammographies ? 

Voilà une question qui revient souvent. 

On reçoit son invitation à 70 ans, puis à 72 ans ou 74 ans… et ensuite, plus rien. 

Cela peut donner l’impression qu’à partir d’un certain âge, le dépistage du cancer du sein n’est soudainement plus nécessaire. 

Ce n’est pas ce que signifie la fin de ces invitations. 

Après 74 ans, la surveillance devient individuelle 

Après 74 ans, la bonne question n’est donc pas : « Dois-je arrêter ? » 

Mais plutôt : « Quel suivi est désormais adapté à ma situation ? » 

La réponse dépend notamment de : 

  • votre état de santé ; 
  • vos antécédents ; 
  • vos précédentes mammographies ; 

Le sujet mérite donc d’être abordé avec votre médecin traitant ou votre gynécologue. 

Si le professionnel de santé estime qu’une mammographie reste pertinente, il peut la prescrire. 

Prendre soin de soi, encore et toujours ! 

Passé 74 ans, la surveillance des seins ne s’arrête pas pour autant. Elle devient simplement plus individualisée, en fonction de la situation et des facteurs de risque de chaque femme. 

Certaines femmes ont-elles besoin d’un suivi différent ? 

Encore une fois, le programme de dépistage organisé du cancer du sein est destiné aux femmes présentant un niveau de risque moyen. Mais certaines situations nécessitent une surveillance différente, parfois plus rapprochée. 

Cela peut notamment concerner les femmes présentant : 

  • un antécédent personnel de cancer du sein ; 
  • certains antécédents familiaux de cancer du sein ou de l’ovaire ; 
  • certaines lésions mammaires particulières ; 

Dans ces situations, le suivi peut comprendre des mammographies plus fréquentes, une échographie, une IRM mammaire ou d’autres modalités adaptées au niveau de risque. 

Le calendrier « tous les deux ans » n’est donc pas une règle universelle. Votre histoire médicale compte autant que votre âge. 

Entre deux mammographies, quels changements doivent pousser à consulter ? 

Un dépistage du cancer du sein récent avec des résultats normaux est rassurant. Mais si un changement inhabituel apparaît par la suite, mieux vaut ne pas l’ignorer et en parler à un professionnel de santé. 

Il n’est pas nécessaire d’attendre le prochain dépistage lorsqu’un symptôme apparaît. Soyez notamment attentive à : 

  • une grosseur ou une masse dans un sein ou au niveau de l’aisselle ; 
  • une modification récente de la forme ou de la taille d’un sein ; 
  • une rétraction ou déviation du mamelon ; 
  • un écoulement anormal ; 
  • une modification de la peau ou du mamelon ; 
  • une rougeur, un œdème ou une douleur persistante dans le sein ou sous la clavicule. 

Dans ce cas, il faut consulter un professionnel de santé afin de rechercher la cause du changement observé. 

Et même lorsque tout semble normal, un examen clinique des seins par un professionnel de santé reste recommandé au moins une fois par an. 

Dépistage après 60 ans : ne laissons pas l’appréhension décider à notre place 

Soyons francs : personne ne se réjouit vraiment de voir arriver son prochain rendez-vous de mammographie. 

Il y a l’examen lui-même. La peur d’avoir mal. L’attente des résultats. Et cette pensée que l’on préfère parfois repousser : « Et s’ils trouvaient quelque chose ? » 

Cette appréhension est compréhensible. 

Mais ne rien sentir n’est pas une garantie que tout va bien. C’est précisément pour cela que le dépistage du cancer du sein existe : découvrir avant que le corps ne donne l’alerte. 

Un rendez-vous chez son médecin ou un bilan de santé sont autant d’occasions de faire le point. Et en même temps, de rester attentive à ce qui évolue avec l’âge. 

À 60, 68 ou 75 ans, le principe reste finalement le même : continuer à prendre soin de soi, même lorsque tout semble aller bien. 

Le dépistage du cancer du sein après 60 ans, n’est pas une contrainte, mais une chance. Une chance de détecter tôt. De guérir plus rapidement. De continuer à vivre pleinement, sans traitement lourd, sans souffrance inutile. Alors, pourquoi attendre ? 

L’essentiel à retenir : 

  • Après 60 ans, le dépistage du cancer du sein reste essentiel, même lorsque tout semble aller bien. 
  • Entre 50 et 74 ans, une mammographie est proposée tous les deux ans dans le cadre du dépistage organisé. 
  • Après 74 ans, la surveillance ne s’arrête pas : elle s’adapte à votre santé, vos antécédents et vos facteurs de risque. 
  • Entre deux mammographies, restez attentive aux changements : en cas de doute, mieux vaut consulter sans attendre. 

Cet article a été relu et approuvé par un expert en santé et bien-être des seniors de Mutualp, acteur reconnu dans les domaines de la santé, de l’assurance et de la prévoyance en France. Il est destiné à des fins purement informatives. 

Source(s) : 

  • Institut national du cancer 
  • Institut du Sein Henri Hartmann 

 
FAQ – Dépistage du cancer du sein​ : les questions les plus fréquentes 

Le dépistage du cancer du sein est-il encore utile après 60 ans ? 
Oui. Le risque de cancer du sein augmente avec l’âge. Le dépistage du cancer du sein permet de rechercher une anomalie avant même l’apparition des symptômes. Et, lorsqu’un cancer est détecté tôt, d’améliorer les possibilités de prise en charge. 

À quelle fréquence faut-il faire une mammographie ? 
Entre 50 et 74 ans, les femmes sont invitées à réaliser une mammographie tous les 2 ans dans le cadre du programme national de dépistage organisé du cancer du sein. 

Pourquoi le dépistage du cancer du sein s’arrête-t-il à 74 ans ? 
Il ne « s’arrête » pas réellement. Le programme organisé concerne les femmes de 50 à 74 ans car cette tranche d’âge a été définie en tenant compte des bénéfices et des limites d’un dépistage systématique du cancer du sein tous les deux ans. Après 74 ans, la surveillance est adaptée à la situation de chaque femme avec un professionnel de santé.