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Le cancer de la peau du visage est fréquent chez les seniors, mais pas de panique : repéré tôt, il se soigne très bien. L’essentiel est de savoir quels signes observer. Voici les symptômes qui ne trompent pas, et les gestes simples pour à adopter pour protéger votre peau au quotidien. 

Pourquoi le visage est plus à risque ? 

Vous vous demandez peut-être pourquoi on parle tant du cancer de la peau du visage chez les seniors. En voici les raisons : 

  1. Le visage est toujours découvert : même pour sortir les poubelles ou aller au jardin, votre visage est nu. Pas de manche, pas de pantalon pour le protéger. Il prend le soleil toute l’année et il est exposé à la pollution en permanence. 
  1. Il a la peau plus fine : la peau du visage est naturellement plus fragile que celle des bras ou des jambes. Avec l’âge, elle s’amincit encore plus et devient plus vulnérable. Les rayons du soleil passent donc plus facilement. 
  1. Le nez est en première ligne : le nez dépasse. Il reçoit le soleil de face, de côté, d’en haut. C’est l’endroit numéro un touché par le cancer de la peau du visage. Surveillez-le bien. 
  1. Les oreilles et le crâne sont oubliés : si vous avez moins de cheveux, le sommet de votre tête prend le soleil sans que vous le voyiez. Les oreilles aussi, surtout le dessus. N’oubliez pas de les vérifier. 
  1. Le miroir nous trompe : on se regarde tous les jours, mais on cherche les rides, pas les petits boutons bizarres. Et on ne voit pas le dessous du menton ni derrière les oreilles. 

Le saviez-vous ? 

« + de 80 % des cancers de la peau sont liés à des expositions excessives au soleil. » 

Source : Institut National du Cancer 

Quels sont les signes à surveiller de près ? 

Quand on parle de cancer de la peau du visage, le plus important n’est pas de tout connaître… mais de savoir reconnaître ce qui n’est pas habituel chez vous. 

Votre peau, vous la connaissez. Dès qu’un détail change ou persiste, c’est là qu’il faut être attentif. 

1. Une plaie qui ne cicatrise pas 

C’est souvent le premier signe du cancer de la peau du visage, et pourtant, c’est aussi celui qu’on banalise le plus. 

Vous pensez à une petite coupure en vous rasant, un bouton que vous avez touché, ou une croûte due au froid ou au soleil. Rien d’inquiétant… au départ. 

Mais les jours passent. Puis les semaines. 

La plaie : 

  • semble guérir, puis se rouvre ; 
  • forme une croûte qui revient toujours ; 
  • saigne facilement, parfois juste en vous essuyant le visage ; 
  • reste au même endroit, sans jamais disparaître complètement. 

Parfois, elle ne fait pas mal du tout. Et c’est justement ce qui trompe. 

Une peau normale, même à 60, 70 ou 80 ans, cicatrise en quelques semaines. 

➡️ Si ça dure plus de 3 à 4 semaines, il faut penser à un possible cancer de la peau du visage et consulter. 

2. Une tache ou un bouton qui change 

Avec l’âge, les taches brunes sont fréquentes. On les appelle souvent “taches de vieillesse”.  

Mais dans le cas d’un cancer de la peau du visage, ce n’est pas la présence d’une tache qui inquiète… c’est son évolution. 

Posez-vous ces questions : 

  • Est-ce que cette tache a changé récemment ?  
  • Est-ce qu’elle devient plus foncée ou prend plusieurs couleurs ?  
  • Est-ce que ses contours deviennent flous ou irréguliers ?  
  • Est-ce qu’elle augmente de taille progressivement ?  

Parfois, cela commence aussi par un petit bouton qui ne disparaît pas. Il reste, s’installe… et finit par changer d’aspect. 

Le changement est souvent le premier signal d’un cancer de la peau du visage

3. Une zone qui démange ou pique 

On pense rarement au cancer de la peau du visage quand ça gratte. Et pourtant… 

Avant même qu’une lésion soit visible, certaines personnes ressentent : 

  • une démangeaison localisée ; 
  • des picotements réguliers ; 
  • une sensation de brûlure légère ; 
  • une gêne au toucher. 

Vous appliquez une crème, vous pensez à une peau sèche… mais la sensation revient, toujours au même endroit. 

Ce n’est pas forcément intense. C’est même souvent discret, mais persistant. 

Une gêne qui dure dans le temps n’est jamais anodine. Si une zone du visage “attire votre attention” pendant plusieurs semaines, mieux vaut consulter pour écarter l’éventualité d’un cancer de la peau du visage

4. Une bosse ou une petite boule 

Certains types de cancer de la peau du visage se présentent comme de petites bosses. 

Au début, ça peut ressembler à : 

  • un bouton un peu brillant, comme perlé ; 
  • une petite boule sous la peau ; 
  • une excroissance qui pousse lentement. 

Ce qui doit vous alerter : 

  • ça ne disparaît pas ; 
  • ça grossit doucement avec le temps ; 
  • ça peut devenir plus visible ou changer de texture. 

Parfois, la surface devient fragile et peut saigner légèrement. 

Et contrairement à un bouton classique, ça ne passe pas tout seul. 

5. Une cicatrice étrange sans blessure 

C’est un signe moins connu du cancer de la peau du visage, et pourtant important. 

Vous remarquez une zone qui ressemble à une cicatrice : 

  • plus claire ou blanchâtre ; 
  • légèrement enfoncée ou tendue ; 
  • dure au toucher. 

Mais vous ne vous souvenez d’aucune blessure à cet endroit. 

Ce type de marque est souvent discret. On peut facilement penser que “c’est juste la peau qui change avec l’âge”. 

Une “fausse cicatrice” sans cause apparente doit toujours être examinée afin d’écarter un éventuel cancer de la peau du visage

Le cancer de la peau du visage n’est pas toujours douloureux et ne paraît pas forcément inquiétant au départ. 

Cependant, il présente presque toujours un point commun : il persiste dans le temps ou évolue.  

Si quelque chose sur votre visage attire votre attention depuis plusieurs semaines, faites confiance à votre instinct. 

Comment repérer un cancer de la peau du visage soi-même ? La règle de l’intrus 

Pas besoin de devenir hypocondriaque. Une fois par mois, devant votre miroir, regardez-vous. Mais ne cherchez pas les rides ou les taches de vieillesse habituelles.  

Cherchez l’intrus : quelque chose qui n’était pas là avant, ou qui a changé discrètement. 

Demandez-vous simplement : « Est-ce que cette chose était là il y a six mois ? Est-ce qu’elle a changé de couleur, de taille ou d’aspect ? » 

Si vous répondez « oui » ou même « je ne suis pas sûr », c’est suffisant pour agir. 

Vous n’avez pas besoin de diagnostic. Votre rôle n’est pas de savoir si c’est grave ou pas. Votre rôle, c’est de repérer ce qui est différent. 

Et surtout, ne vous dites pas : « Ça va passer tout seul. ». Avec l’âge, la peau met plus de temps à cicatriser. Une petite lésion qui persiste pendant des semaines ne doit pas être négligée. Dans la majorité des cas, il ne s’agit pas d’un cancer de la peau du visage, mais en cas de doute, il est préférable de consulter. 

Alors montrez-la à votre pharmacien ou à votre médecin traitant. Ils savent faire la différence entre une simple kératose (sans danger) et un début de cancer de la peau du visage.  

Un petit conseil en plus : prenez une photo de votre visage aujourd’hui avec votre téléphone ou faites-vous aider. Dans trois mois, comparez. Les yeux oublient. La photo, elle, ne triche pas. 

Et si vous étiez accompagné au bon moment ? 

Quand on parle de cancer de la peau du visage, on insiste beaucoup sur les signes… mais il y a un autre point tout aussi important : ne pas rester seul face au doute. 

C’est là que des acteurs comme Mutualp peuvent faire la différence au quotidien. 

Concrètement, cela veut dire quoi ? 

  • Avoir plus de facilité pour consulter un professionnel de santé. 
  • Être orienté rapidement en cas de doute sur une lésion. 

Parce qu’on le sait bien : entre prendre rendez-vous, savoir à qui s’adresser ou simplement franchir le pas, il est facile de remettre à plus tard. 

Avec un accompagnement comme celui proposé par Mutualp, l’idée est simple : vous aider à agir plus tôt, plus facilement, et en toute sérénité. 

Et dans le cas du cancer de la peau du visage, agir tôt change tout. 

La règle des 4 « S » à retenir (très simple) 

Pour être sûr de ne rien oublier, notez ces quatre mots sur un bout de papier ou partagez-les avec votre conjoint. 

  • Saigne (facilement, sans raison) 
  • Survit (ne guérit pas en 3-4 semaines) 
  • Se change (couleur, taille, épaisseur) 
  • Sensation bizarre (picotement, engourdissement, tiraillement) 

Un seul « S » qui dure plus d’un mois ? On consulte. 

Comment prévenir le cancer de la peau du visage ?  

Le meilleur moyen de ne pas avoir à soigner un cancer de la peau du visage, c’est encore de l’éviter. Voici ce que vous pouvez faire dès aujourd’hui, sans vous compliquer la vie. 

1. Un chapeau, pas une simple casquette 

La casquette protège le front et le nez, mais oublie les oreilles et les joues. Prenez un chapeau à larges bords (style panama ou bob). Il fait de l’ombre sur tout le visage. Et en plus, c’est élégant. 

2. Une crème solaire spéciale visage tous les jours 

Pas besoin d’en mettre beaucoup : une petite noisette suffit. Optez pour un indice 50, le plus protecteur. Appliquez la crème solaire le matin, même par temps gris — les UV passent à travers les nuages. Pensez à renouveler l’application toutes les deux heures et n’oubliez pas les lèvres : un baume avec protection solaire est idéal. 

3. Évitez le soleil entre midi et 16 heures 

C’est à ce moment-là que les rayons tapent le plus fort. Si vous devez jardiner ou sortir, faites-le le matin ou en fin d’après-midi.  

Remarque :  

Les horaires d’exposition à éviter ne sont pas les mêmes partout. 

  • En France métropolitaine, on recommande d’éviter le soleil entre 12h et 16h
  • En outre-mer, où le soleil est plus fort, les heures les plus à risque s’étendent de 10h à 14h. 

Dans tous les cas, ce sont les heures où les UV sont les plus forts, donc les plus dangereux pour la peau. 

Source : Ameli 

4. Pas de cabine UV, jamais 

Certains seniors vont encore aux cabines UV pour avoir une bonne mine et prendre un peu de couleur. C’est une très mauvaise idée. Les cabines augmentent fortement le risque de cancer de la peau du visage. Une bonne crème auto-bronzante fait le même effet sans danger. 

5. Cachez-vous même à l’ombre 

On ne le dira jamais assez : l’ombre d’un arbre ou d’un parasol ne protège pas complètement. Les UV se réfléchissent sur le sol, l’herbe ou l’eau. Donc, même à l’ombre, pensez à porter un chapeau. 

Le soleil a été présent tout au long de votre vie. Aujourd’hui, il s’agit simplement de s’en protéger, sans renoncer à en profiter. Un chapeau, une crème solaire, un regard attentif et un avis médical : quatre réflexes simples pour réduire le risque de cancer de la peau du visage. Rien de compliqué, juste du bon sens. Et si vous commenciez dès aujourd’hui ? 

L’essentiel à retenir 

  • Le cancer de la peau du visage est fréquent chez les seniors… mais il se soigne très bien s’il est repéré tôt. 
  • Le vrai signal d’alerte : une lésion qui persiste ou qui change sur votre peau. 
  • Une plaie qui ne cicatrise pas en 3 à 4 semaines n’est jamais normale. 
  • Une tache ou un bouton qui évolue (taille, couleur, forme) doit être surveillé. 
  • Une sensation inhabituelle (ça gratte, ça pique) qui dure mérite un avis.  
  • Une petite bosse ou une “fausse cicatrice” peut être un signe discret de cancer de la peau du visage.  
  • Pas besoin d’être sûr : au moindre doute, on se fait examiné par un professionnel. 
  • Votre rôle est simple : repérer ce qui est nouveau ou différent, pas faire le diagnostic. 

À propos : 

Cet article a été relu et approuvé par un expert en santé et bien-être des seniors de Mutualp, acteur reconnu dans les domaines de la santé, de l’assurance et de la prévoyance en France. Il est destiné à des fins purement informatives.  

Sources :

Assurance maladie (Ameli)

Institut national du cancer

Fondation ARC pour la recherche sur le cancer

FAQ – Le cancer de la peau du visage : les questions les plus fréquentes  

Une crème peut-elle faire disparaître un cancer de la peau du visage ? 

Non, une crème seule ne peut généralement pas faire disparaître un cancer de la peau du visage. Ce type de cancer nécessite un diagnostic médical et un traitement adapté, le plus souvent une petite chirurgie, parfois des traitements locaux spécifiques.  

Les crèmes classiques, qu’elles soient hydratantes ou en vente libre, sont inefficaces. Certes, il existe bien des crèmes prescrites par un dermatologue, mais elles sont réservées à certains cas très superficiels et doivent être utilisées sous surveillance médicale. 

Faut-il surveiller même en hiver ? 

Oui. Le cancer de la peau du visage ne “s’arrête” pas en hiver. Et certaines lésions apparaissent ou évoluent même sans exposition récente au soleil. 

Est-ce que les peaux foncées sont aussi concernées ? 

Oui, les peaux foncées sont également concernées, mais de manière différente. Le cancer de la peau y est moins fréquent, car la mélanine offre une protection partielle contre les UV. 

En revanche, il est souvent détecté plus tard et certaines formes peuvent être plus sévères en raison de ce retard de diagnostic