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Ah, les 60 ans ! Certains y voient l’entrée dans le “troisième âge”. Celui où l’on récolte enfin ce qu’on a semé, où l’on voit grandir ses petits-enfants et où le temps libre nous tend les bras. Mais c’est aussi un âge où l’on commence à prêter un peu plus attention aux messages que nous envoie notre corps. Sans céder à l’inquiétude, une question finit souvent par s’inviter : à quelle fréquence faut-il désormais faire ses examens médicaux ? Si vous vous la posez, c’est déjà le signe que vous prenez votre santé au sérieux. 

Examens médicaux : pourquoi 60 ans est une date clé ? 

Passé 60 ans, le métabolisme change, c’est une réalité biologique. La peau perd de son élasticité, les os se fragilisent doucement, et le système immunitaire a besoin d’un peu plus de soutien. 

Le mythe du “je me sens bien, donc je n’y vais pas“ 

Comme on vous comprend ! On entend souvent : “Docteur, j’ai la pêche, je marche tous les jours, pourquoi me prendre la tête avec des prises de sang ?“. C’est humain, mais certaines affections sont silencieuses. 

L’hypertension, le cholestérol ou le diabète de type 2, progressent sans faire de bruit, et ce n’est que lorsqu’ils sont bien installés qu’ils se manifestent. La fréquence des consultations permet justement de les débusquer avant qu’ils ne fassent des dégâts. 

Mais attention, il n’est pas question de vous inquiéter ! Le but des examens médicaux réguliers n’est pas de traquer le mal, mais de l’anticiper. 

Le suivi chez le médecin traitant : la règle d’or 

Votre médecin traitant est celui qui vous connaît par cœur. Pas seulement vos analyses et vos ordonnances, mais aussi vos tracas et soucis. C’est lui qui a les clés de votre dossier et qui sait faire le lien entre tout ce que vous ressentez. 

À quelle fréquence le voir ? 

Une fois par an, c’est le rythme idéal. Pas plus, pas moins, sauf si vous traversez une passe un peu plus compliquée. Là, il pourra vous suivre de manière plus rapprochée, et c’est tant mieux. 

Lors de cette visite annuelle, il prend le temps de faire un examen clinique tout en douceur : écouter votre cœur, prendre votre tension… Bref, s’assurer que tout va bien. Des gestes simples qui peuvent vous éviter des mois d’angoisses. 

Le cœur et les vaisseaux : le grand classique 

Les maladies cardiovasculaires nous guettent passé 60 ans. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on peut les éviter si on ne les ignore pas. 

Ce qu’il faut vérifier, et à quelle fréquence : 

  • La tension artérielle : au moins une fois par an. Si elle est un peu haute, votre médecin vous demandera de la contrôler tous les 3 à 6 mois. Pas pour vous embêter, juste pour être sûr que tout va bien. 
  • Le bilan lipidique (le cholestérol) et la glycémie : au moins une fois par an. Une simple prise de sang lors de vos examens médicaux, et votre médecin sait où vous en êtes. Le reste est pris en charge. 

Pourquoi être si régulier ? 

Parce que les chiffres des résultats changent sans que vous le sentiez. Une tension qui monte, une glycémie un peu haute, on peut corriger ça avec un petit changement dans l’assiette ou un traitement doux. Avant que ça n’abîme les reins ou la vue, ce n’est que du bon sens. 

Au fond, prendre soin de son cœur, c’est aussi se donner les moyens de ne jamais repousser un examen ou une consultation par inquiétude pour son budget. 

Parce que lorsqu’on bénéficie d’une couverture santé solide, on consulte plus sereinement et on suit plus facilement les recommandations de son médecin. 

Les garanties de la mutuelle Santé Senior Mutualp ont justement été pensées pour accompagner les plus de 60 ans à chaque étape de leur parcours de santé : consultations, examens médicaux, hospitalisation ou encore soins du quotidien. Car prévenir, c’est aussi pouvoir agir au bon moment, sans avoir à choisir entre sa santé et ses dépenses. 

Alors consultez, faites vos bilans, anticipez… sans vous soucier du reste. 

Le volet féminin : le col de l’utérus et les bonnes pratiques 

Mesdames, ce chapitre est pour vous. Avec l’âge, notre corps change, et les préoccupations gynécologiques évoluent. On pense souvent au cancer du sein, mais il ne faut pas oublier pour autant celui du col de l’utérus. 

Le dépistage du cancer colorectal est très médiatisé, mais le suivi du col de l’utérus est tout aussi crucial. Vous vous souvenez du fameux “frottis” ? On en parle pas assez entre copines, mais il est important. 

Les recommandations : 

  • Le dépistage du cancer du col de l’utérus s’adresse à toutes les femmes de 25 à 65 ans. Si les derniers tests, faits 5 auparavant, étaient normaux, vous pouvez souffler mesdames. 
  • Mais même après 65 ans, un suivi gynécologique annuel reste une très bonne habitude. Votre médecin traitant peut prescrire certains examens en fonction de vos antécédents médicaux ou vous orienter vers un gynécologue. 

Le dépistage du cancer colorectal : un geste simple qui peut sauver des vies 

Parlons maintenant de ce sujet que beaucoup évitent quand il s’agit d’examens médicaux : le dépistage du cancer colorectal. 

Oui, on n’aime pas en parler. C’est intime, c’est gênant, on préfère penser à autre chose.  Mais c’est tellement important d’en parler, même si cela nous met mal à l’aise.  

Ce cancer est le troisième plus meurtrier en France, mais détecté tôt, il est guéri dans 9 cas sur 10. C’est rassurant ! 

Quand et comment ? 

  • La fréquence : le test immunologique est à réaliser tous les 2 ans entre 50 et 74 ans. 
  • Le kit de dépistage : vous le commandez en ligne, vous le recevez chez vous, et vous le renvoyez au laboratoire. Simple, comme bonjour ! 

On le sait, certains hésitent et se disent : “Je n’ai rien“, “C’est gênant…“. Mais ce test ne prend que quelques minutes. Et il peut vous éviter une coloscopie invasive. Alors, faites-le, pour vous. 

La vaccination et la prévention des chutes : les grandes oubliées 

Quand on parle d’examens médicaux, on pense souvent aux prises de sang. Mais on oublie deux aspects majeurs qui font toute la différence. 

Le rappel vaccinal 

À 65 ans, le rappel du vaccin contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche est vivement conseillé. 

Mais surtout, on vous encourage à vous faire vacciner contre la grippe chaque année, et contre le pneumocoque (parce qu’une pneumonie, c’est très dur à cet âge).  

La prévention des chutes 

On ne le rappelle jamais assez, mais une chute peut tout changer. Lors des examens médicaux cliniques, votre médecin va tester votre équilibre, la force de vos jambes. Si vous sentez que vous êtes moins stable, parlez-en ! 

Une petite rééducation ou des chaussures adaptées peuvent vous éviter une fracture. 

Les examens spécialisés : quand aller plus loin ? 

Parfois, le médecin traitant peut aller plus loin que de simples examens médicaux. 

En fonction des facteurs de risque (antécédents familiaux, tabagisme ancien, surpoids), il peut prescrire : 

  • une échographie abdominale : pour voir si le foie, les reins et l’aorte vont bien ; 
  • une ostéodensitométrie : pour mesurer la solidité des os. Si vous êtes une femme ménopausée, c’est souvent conseillé ; 
  • un fond d’œil : la vue est précieuse. Un examen ophtalmologique tous les 2 ans pour traquer le glaucome. 

Rappel : 

On l’oublie trop souvent, mais le dentiste est un professionnel de santé incontournable. Une infection dentaire peut affecter le cœur. La fréquence ? Une visite chez le dentiste tous les ans pour un détartrage. C’est tout bête, mais ça compte. 

L’aspect psychologique : un moral préservé, une santé mieux protégée 

Parler de facteurs de risque et d’examens médicaux, c’est bien, mais la santé, c’est aussi le moral. La dépression chez les seniors est souvent sous-diagnostiquée. Parfois, les symptômes sont masqués par des douleurs physiques. 

Lors de vos visites annuelles, n’oubliez pas de parler de votre moral. Avez-vous le sentiment de vous ennuyer ? Vous sentez-vous isolé ? Votre médecin traitant est là pour ça. Il pourra vous orienter vers un psychologue si nécessaire. 

Faire des examens médicaux à la bonne fréquence, ce n’est pas “se chercher des maladies”. C’est, au contraire, faire le choix de rester aux commandes de sa vie. Pour continuer à savourer ces balades au soleil, ces rires autour de la table familiale et tous ces petits bonheurs qui font la richesse d’une vie. 

L’essentiel à retenir : 

  • Les examens médicaux ne servent pas à chercher des maladies, mais à les repérer avant qu’elles ne s’installent. 
  • Une visite annuelle chez son médecin traitant, complétée par les dépistages recommandés, permet de garder un œil sur sa santé.  
  • Tension, cholestérol, diabète, vue, audition ou équilibre : de simples contrôles réguliers peuvent éviter bien des complications. 
  • Au fond, bien vieillir ne consiste pas à multiplier les consultations, mais simplement à consulter au bon moment. 

Cet article a été relu et approuvé par un expert en santé et bien-être des seniors de Mutualp, acteur reconnu dans les domaines de la santé, de l’assurance et de la prévoyance en France. Il est destiné à des fins purement informatives. 

Source(s) : 

  • Service Public 
  • Institut national du cancer 
  • monkit.depistage-colorectal.fr 

 
FAQ – Examens médicaux : les questions les plus fréquentes 

Les examens médicaux sont-ils les mêmes pour tous les seniors ? 
Non. Les examens médicaux sont adaptés à chaque personne. L’âge, les antécédents médicaux, les traitements en cours, le mode de vie et les facteurs de risque influencent les examens recommandés et leur fréquence. 

Les examens médicaux peuvent-ils détecter un cancer à un stade précoce ? 
Oui, c’est même leur principal objectif ! Le dépistage du cancer colorectal, le frottis pour le cancer du col de l’utérus ou la mammographie sont des examens médicaux conçus pour détecter les cancers avant l’apparition des symptômes. 

Où puis-je faire mes examens médicaux ? 
Les examens médicaux peuvent se faire en différents lieux : chez votre médecin traitant pour l’examen clinique, en laboratoire d’analyses pour les prises de sang, à l’hôpital ou en clinique pour les examens d’imagerie.