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L’été s’installe, le mercure grimpe, et avec lui, une question revient souvent : Comment gérer mon asthme lorsque la chaleur est à son zénith ? “. Pour les seniors, cette saison ne rime pas seulement avec fatigue et transpiration. Entre l’air lourd, le pollen et la pollution, les voies respiratoires peuvent vite être mises à rude épreuve. Heureusement, vivre avec de l’asthme ne signifie pas devoir rester enfermé tout l’été. 

Seniors : pourquoi la chaleur aggrave-t-elle l’asthme ? 

Vous l’avez peut-être déjà ressenti… Quand il fait très chaud, respirer devient plus difficile. Avec l’âge, c’est normal. Notre corps est plus fragile face aux changements. 

Et quand asthme et chaleur se rencontrent, cela peut vraiment compliquer les choses. 

Lors des périodes de forte chaleur ou de canicule, plusieurs facteurs se combinent : 

  • l’air chaud est souvent plus pollué ; 
  • l’ozone augmente quand les températures deviennent plus élevées ; 
  • l’air peut devenir très sec… ou au contraire très lourd et humide. 

Tout cela fatigue les bronches. Elles deviennent plus sensibles et irritées. Et cela peut déclencher une crise d’asthme. 

Si vous souffrez déjà de maladies respiratoires, comme la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), il faut être encore plus vigilant. 

Pourquoi ? 

Parce que votre respiration est déjà fragile. Le système respiratoire fonctionne moins bien qu’avant. Et dans ces conditions, les symptômes prennent plus de place. 

Le saviez-vous ? 

En France, l’asthme touche 6 à 7 % des personnes âgées. Selon une enquête du Centre de Recherche d’Etude et de Documentation en Economie de la Santé, plus la personne est âgée et plus le risque d’asthme sévère est grand.

Cette forme d’asthme est caractérisée par une gêne respiratoire permanente et des crises fréquentes, limitant l’activité. 1/4 des asthmatiques de 60 ans et plus auraient ainsi un asthme persistant sévère

Source : L’asthme touche aussi les seniors 

Reconnaître une crise d’asthme liée à la chaleur : les signes d’alerte 

Une crise d’asthme ne se manifeste pas toujours par un sifflement spectaculaire, en cas de forte chaleur. Chez les seniors, les signes sont parfois plus discrets, mais tout aussi dangereux. 

Voici les signaux qui doivent vous alerter : 

Une toux sèche qui s’installe

Si vous commencez à tousser de manière répétée, surtout le soir ou après une courte sortie, c’est souvent le premier signe d’une gêne respiratoire ; 

Une oppression au niveau du thorax 

Vous avez l’impression qu’un poids pèse sur votre poitrine ou que votre cage thoracique est “serrée” ? C’est un signe classique d’alerte ; 

Un essoufflement anormal

Si vous avez du mal à terminer une phrase ou à faire quelques pas sans reprendre votre souffle, ce n’est pas forcément “l’âge” : vos poumons sont sans doute mis à mal par la moiteur de l’air ;  

Un sifflement à l’expiration

C’est le signe le plus connu, mais attention : il peut être très discret. Soyez attentif au petit bruit de “sifflet” lorsque vous videz vos poumons. 

En cas de fortes chaleurs, n’attendez jamais d’être en grande difficulté pour réagir. Si vous ressentez l’un de ces symptômes, installez-vous immédiatement au frais, calmez votre respiration et utilisez votre inhalateur de secours. 

Si malgré tout, votre état ne s’améliore pas, n’hésitez pas à contacter un professionnel de santé. Mieux vaut éviter qu’une simple gêne se transforme en une crise sévère. 

Faites le point sur votre souffle en quelques secondes 

Essayez de dire une phrase complète à voix haute, comme : “Aujourd’hui, je me sens plutôt bien et je respire normalement.” 

  • Si vous devez vous arrêter pour reprendre votre souffle… 
  • Si votre voix devient courte ou saccadée… 

Alors votre respiration est peut-être déjà fragilisée. 

Et dans ces moments-là, on réalise combien il est précieux de se sentir entouré et en sécurité. 

Parce qu’au-delà des bons réflexes, avoir une solution fiable sur laquelle s’appuyer peut vraiment apaiser l’esprit. C’est exactement là que la mutuelle santé senior Mutualp prend tout son sens. Entre consultations, suivi médical et hospitalisation… vous bénéficiez d’une couverture santé ainsi que de garanties adaptées à vos besoins. 

Tout a été pensé pour vous aider à respirer plus sereinement, même lorsque la chaleur met votre organisme à rude épreuve. 

Anticiper les vagues de chaleur : le réflexe numéro 1 

La clé pour éviter les crises d’asthme lorsque la chaleur s’installe pendant l’été, c’est l’anticipation. 

1. Suivez les alertes canicule 

Les autorités lancent des alertes canicule quelques jours à l’avance. Notez-les dans votre agenda. Cela vous permettra de : 

  • faire vos courses et vos démarches avant que les fortes températures ne s’installent ; 
  • vérifier votre traitement de fond (la cortisone inhalée quotidienne) et vos bronchodilatateurs d’urgence. 

2. Aérez… mais au bon moment 

On dit souvent « ouvrez les fenêtres ». Oui, mais pas n’importe quand. Aux heures les plus chaudes de la journée (entre 12h et 16h), l’air extérieur est brûlant et pollué. 

Privilégiez dans ce cas, une aération tôt le matin (avant 8h) ou tard le soir (après 21h). Cela renouvelle l’air sans faire entrer la chaleur. 

Ventilateur ou clim ?  

Le ventilateur déplace la poussière et les allergènes, ce qui peut irriter. Si vous l’utilisez, ne le dirigez pas directement vers votre visage. La climatisation est idéale, mais attention aux filtres : s’ils sont sales, ils rejettent des moisissures néfastes pour vos poumons. 

3. Hydratez-vous, mais intelligemment 

Même si vous n’avez pas soif, buvez un petit verre d’eau, régulièrement. Pourquoi ? Parce que boire de l’eau aide à fluidifier le mucus dans vos poumons. 

Une bonne hydratation facilite l’expulsion des impuretés et réduit le risque de crise d’asthme, surtout en période de forte chaleur

Le traitement : votre meilleur allié contre les crises d’asthme 

C’est peut-être le point le plus crucial. En été, on a tendance à se relâcher un peu, mais votre traitement de fond ne doit jamais prendre de vacances. 

Ne modifiez jamais votre traitement sans avis médical 

Même si vous vous sentez bien, n’arrêtez pas vos corticoïdes inhalés. Ce traitement préventif réduit l’inflammation de vos bronches. Et il vous protège contre les crises d’asthme imprévisibles déclenchées par l’air brûlant. 

Préparez votre « trousse d’été » 

  • Vérifiez la date de péremption de votre spray d’urgence (bronchodilatateur). 
  • Demandez à votre médecin si la dose de fond doit être adaptée en cas de canicule (certains patients ont besoin d’une légère augmentation temporaire). 
  • Gardez votre traitement contre l’asthme à l’abri de la chaleur directe : jamais dans la voiture en plein soleil ou sur le rebord d’une fenêtre. 

Activité physique et forte chaleur : trouver le juste équilibre 

On nous répète souvent qu’il faut bouger pour rester en forme. C’est vrai ! Mais lorsque le thermomètre s’affole, il faut savoir lever le pied. Pas question pour autant de rester cloué dans un fauteuil. 

Adaptez l’intensité et le lieu 

  • Privilégiez la fraîcheur intérieure : pourquoi ne pas en profiter pour flâner dans un centre commercial ou faire un peu de vélo elliptique, dans une salle bien ventilée ? 
  • Adaptez votre emploi du temps : en cas de canicule, oubliez le jardinage, la marche tonique ou le vélo entre 10h et 18h. 
  • Misez sur les bienfaits de l’eau : la piscine est l’endroit parfait. Une séance de gymnastique douce dans une eau à 27-28°C vous permet de rester actif sans que votre corps ne surchauffe. 

Écoutez les signaux 

Si vous sentez une gêne respiratoire, même légère, arrêtez immédiatement. Reprenez votre souffle à l’ombre, buvez une gorgée d’eau. 

Une crise d’asthme pendant une période de forte chaleur ne doit pas être “endurée” ou ignorée : elle doit être anticipée et prévenue, surtout chez une personne âgée. 

Quand on vit avec de l’asthme, la chaleur peut parfois sembler pesante, presque étouffante… mais vous avez plus de pouvoir que vous ne le pensez. En restant à l’écoute de votre corps et en gardant vos bons réflexes, vous pouvez éviter bien des crises. Alors prenez soin de vous, restez au frais, et surtout… respirez ! 

L’essentiel à retenir : 

  • L’asthme et la chaleur fragilisent la respiration, surtout chez les seniors, mais des gestes simples permettent de prévenir les crises.  
  • Soyez attentif aux signes d’alerte : toux, essoufflement, oppression thoracique ou sifflements.  
  • Évitez les heures les plus chaudes et privilégiez un environnement frais et bien aéré.  
  • Respectez toujours votre traitement de fond, même si vous vous sentez bien.  
  • Hydratez-vous régulièrement et écoutez votre corps : votre souffle est votre meilleur guide. 

Cet article a été relu et approuvé par un expert en santé et bien-être des seniors de Mutualp, acteur reconnu dans les domaines de la santé, de l’assurance et de la prévoyance en France. Ces informations sont fournies à titre purement indicatif. Pour obtenir un diagnostic ou un avis médical, consultez un professionnel

Source(s) : 

  • Doctissimo 
  • Croix-Rouge française 

 
FAQ – Asthme et chaleur : les questions les plus fréquentes 

Pourquoi l’asthme et la chaleur sont-ils difficiles à gérer en vieillissant ? 
Avec l’âge, les poumons deviennent plus sensibles. L’association asthme et chaleur accentue l’inflammation des bronches, rendant la respiration plus difficile et les crises plus fréquentes. 

L’asthme et la chaleur sont-ils plus dangereux en ville ? 
Oui, en milieu urbain, l’asthme et la chaleur sont aggravés par la pollution et l’ozone. Cela augmente le risque de crises d’asthme, surtout en périodes de canicule. 

Comment prévenir les crises d’asthme pendant une vague de chaleur ? 
Pour limiter les crises d’asthme en période de chaleur, il est conseillé d’éviter les sorties pendant les heures les plus chaudes, de rester bien hydraté, de maintenir un intérieur frais et de suivre rigoureusement son traitement de fond.