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L’hospitalisation n’est jamais un moment agréable, et quand on est senior, elle s’accompagne souvent d’une petite dose d’anxiété supplémentaire, notamment sur le plan financier. Entre les termes techniques et les changements de tarifs, il est facile de s’y perdre. Pourtant, comprendre le forfait journalier hospitalier est essentiel pour éviter les mauvaises surprises au moment de régler la facture. Alors prenons quelques minutes ensemble pour y voir un peu plus clair.

Qu’est-ce que le forfait journalier hospitalier exactement ?

Pour faire simple, lorsque vous séjournez dans un établissement de santé, l’Assurance Maladie prend en charge une grande partie de vos soins médicaux (opérations, examens, médicaments). Cependant, elle ne règle pas tout.

Le forfait journalier hospitalier représente votre participation financière aux frais d’hébergement et d’entretien liés à votre hospitalisation. Cela comprend :

  • la chambre et la literie ;
  • les repas ;
  • la maintenance des locaux ;
  • etc.

Il est important de noter que ce forfait s’applique dès que vous passez au moins une nuit à l’hôpital. Attention, cette participation est due pour chaque journée passée dans l’établissement. Oui, le jour de sortie compte aussi. Si vous entrez un lundi après-midi et sortez le jeudi matin, on comptera 4 journées (lundi, mardi, mercredi et jeudi).

Important :

Il est crucial de faire la différence, entre :

  • les frais de séjour qui concernent les soins (honoraires des médecins, actes, médicaments) pris en charge par l’Assurance Maladie ;
  • et le forfait journalier hospitalier qui concerne uniquement l’hébergement et l’entretien et qui n’est pas remboursé par la Sécurité sociale.

Hausse du forfait journalier hospitalier :  ce qui change concrètement au 1er mars 2026

Il s’agit de l’une des informations majeures de cette année. Depuis le 1er mars 2026, l’État a revu à la hausse le montant du forfait journalier hospitalier.

Il est désormais de :

  • 23 € par jour pour une hospitalisation en hôpital ou en clinique, contre 20 € auparavant ;
  • 17 € par jour dans le service psychiatrique d’un établissement de santé, contre 15 € auparavant.

À première vue, cela peut sembler anodin. Mais en cas d’une longue hospitalisation, la note grimpe vite.

Exemple : un séjour de 10 jours en service de médecine représente désormais 230 € au titre du seul forfait, contre 200 € avant mars 2026. Une augmentation de 30 € qui peut peser sur un budget retraite serré.

Pourquoi cette augmentation ? L’objectif affiché par les pouvoirs publics est de réaliser des économies sur le budget de la Sécurité sociale, estimées à environ 400 millions d’euros pour l’année 2026. Il s’agit, selon le ministère de la Santé, d’un transfert de charge vers les complémentaires santé, puisque ce sont elles qui, en général, prennent le relais.

Qui doit payer le forfait journalier hospitalier ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi, à la retraite, on insiste tant pour avoir une bonne mutuelle ? La réponse est simple : c’est elle qui prend le relais là où la Sécurité sociale s’arrête.

Et dans le cas d’une hospitalisation, son rôle est absolument central.

Quand vous êtes hospitalisé, l’Assurance Maladie prend en charge vos soins médicaux. Mais le forfait journalier hospitalier, lui, n’est pas remboursé. Il reste à votre charge… sauf si votre complémentaire santé intervient.

Le rôle de votre mutuelle

La quasi-totalité des contrats dits « responsables » couvrent intégralement le forfait journalier. Mais attention : tout dépend du contrat que vous avez souscrit.

Certains peuvent prévoir des limites ou des plafonds, notamment sur :

  • le nombre de jours pris en charge : 30, 60 ou 90 jours dans l’année, par exemple ;
  • des exclusions quant au type de séjour, psychiatrie, par exemple.

Et le forfait journalier hospitalier n’est pas le seul à surveiller.

Lors d’une hospitalisation, d’autres dépenses peuvent s’ajouter, et une bonne mutuelle doit aussi les prendre en charge :

  • les dépassements d’honoraires : ils sont fréquents, surtout en clinique privée. Le médecin ou le chirurgien peut facturer plus que le tarif de base de la Sécurité sociale. Cette différence peut être importante ;
  • la chambre individuelle : il s’agit une prestation de confort, facturée en supplément par l’établissement. Si vous souhaitez en bénéficier, vérifiez si votre contrat l’inclut ;
  • les frais annexes : comme la télévision ou le téléphone dans la chambre, ou encore le lit pour un accompagnant.

Alors, comment savoir si vous êtes bien couvert ?

Il faut être très attentif en lisant votre contrat. Cherchez les lignes qui parlent du « forfait journalier hospitalier« , des « honoraires médicaux », et des « prestations de confort ». Vérifiez qu’il n’y ait pas de plafond, de durée ou de montant, qui pourrait vous laisser avec un reste à charge.

Un petit effort de lecture qui peut vous éviter de mauvaises surprises au moment de régler la note.

Et c’est justement à ce moment-là qu’on réalise à quel point une mutuelle adaptée à sa situation devient essentielle. Avec l’âge, nos priorités évoluent naturellement : on cherche davantage de clarté et de certitude.

Et cela tombe bien, puisque la mutuelle santé senior Mutualp s’inscrit pleinement dans cette logique. Une offre qui accompagne les seniors avec des garanties adaptées à cette étape de la vie, notamment lorsque des soins ou une hospitalisation deviennent nécessaires. L’objectif est simple : proposer une couverture santé optimale pour faire face aux dépenses de santé et aux différents frais qu’un séjour à l’hôpital peut engendrer.

Les cas d’exonération : quand pouvez-vous être dispensé de payer ?

Heureusement, la loi a prévu de nombreuses situations où vous n’aurez pas à payer le forfait journalier hospitalier.

Voici les situations qui vous permettent d’être exonéré :

  • vous êtes bénéficiaire de la Complémentaire Santé Solidaire (C2S) ;
  • vous êtes soigné dans le cadre d’une hospitalisation à domicile ;
  • vous êtes titulaire d’une pension militaire ;
  • vous dépendez du régime d’Alsace-Moselle ;
  • votre enfant handicapé de moins de 20 ans est hébergé dans un établissement d’éducation spéciale ou professionnelle.
  • vous êtes une femme enceinte hospitalisée pendant les 4 derniers mois de grossesse, ou pour l’accouchement ou pendant les 12 jours après l’accouchement ;
  • votre enfant est hospitalisé dans les 30 jours suivant sa naissance ;
  • votre hospitalisation est liée à un accident du travail ou à une maladie professionnelle ;
  • vous êtes victime d’un acte de terrorisme et vous bénéficiez d’une prise en charge intégrale pour les soins en lien avec cet évènement.

Bien préparer son hospitalisation : les questions à poser

Pour que votre séjour se passe dans les meilleures conditions et pour éviter que les questions administratives n’impactent votre convalescence, un minimum d’anticipation est nécessaire.

Même si, on est bien d’accord, l’hospitalisation est la dernière chose que l’on vous souhaite!

1. Appelez votre mutuelle avant l’hospitalisation

Demandez-leur clairement : « Prenez-vous en charge l’intégralité du forfait journalier hospitalier ? Y a-t-il une limite dans le temps (nombre de jours maximum) ? Couvrez-vous les dépassements d’honoraires ? La chambre particulière est-elle incluse ? » Notez bien le nom de l’interlocuteur et la date de l’appel.

2. Interrogez l’établissement de santé

Renseignez-vous sur les éventuels suppléments. Une chambre particulière, la télévision ou le téléphone sont des extras qui viennent gonfler la note et ne sont pas liés au forfait de base.

3. Vérifiez la ligne « forfait journalier » dans votre contrat

Ne vous fiez pas au seul mot « hospitalisation ». Cherchez la mention explicite « prise en charge du forfait journalier hospitalier » dans votre tableau de garanties.

4. Demandez un devis précis à l’admission

Lors de votre arrivée à l’hôpital ou à la clinique, n’hésitez pas à demander au service administratif une estimation du montant total du forfait journalier hospitalier en fonction de la durée prévue de votre séjour.

Vous l’aurez compris, le forfait journalier hospitalier ne devrait pas devenir une source de stress au moment où votre priorité est de vous soigner et de récupérer. Une hospitalisation demande déjà beaucoup d’énergie, et les questions financières ne devraient pas venir s’ajouter à cette épreuve.

L’essentiel à retenir :

  • Le forfait journalier hospitalier correspond à votre participation aux frais d’hébergement et d’entretien lors d’un séjour à l’hôpital ou en clinique.
  • Il est facturé pour chaque journée passée dans l’établissement, y compris le jour de sortie.

    Depuis le 1er mars 2026, son montant est passé à 23 € par jour en hôpital ou en clinique et 17 € en service psychiatrique.
  • La Sécurité sociale ne rembourse pas ce forfait, mais il est généralement pris en charge par votre complémentaire santé, selon les garanties prévues dans votre contrat.
  • Certaines situations permettent d’en être exonéré, comme pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire ou lors de certaines hospitalisations spécifiques.

Cet article a été relu et approuvé par un expert en santé et bien-être des seniors de Mutualp, acteur reconnu dans les domaines de la santé, de l’assurance et de la prévoyance en France. Il est destiné à des fins purement informatives.

FAQ – Forfait journalier hospitalier : les questions les plus fréquentes

Le forfait journalier hospitalier s’applique-t-il aussi lors d’un séjour en clinique privée ?
Absolument. Il n’y a pas de différence sur ce point : que vous soyez soigné dans un hôpital public ou dans une clinique privée conventionnée, le forfait journalier hospitalier dû est et reste le même.

La mutuelle rembourse-t-elle toujours le forfait journalier hospitalier ?
Pas automatiquement, et pas forcément intégralement. La plupart des complémentaires santé proposent une prise en charge, mais tout dépend du contrat que vous avez souscrit.

Suis-je exonéré du forfait journalier hospitalier si je suis en Affection de Longue Durée (ALD) ?
C’est une confusion très fréquente ! Être en ALD (permet d’être remboursé à 100 % pour les soins médicaux, mais cela n’inclut pas le forfait journalier hospitalier, qui reste à votre charge.