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Quand on a déjà vécu plusieurs hivers, on reconnaît bien la grippe. Cette fièvre qui tombe d’un coup, ces courbatures qui donnent l’impression que le corps ne nous appartient plus, cette fatigue profonde… presque écrasante. Et souvent, on se dit : « J’en ai vu d’autres, ça va passer. » Mais parfois, ça ne passe pas comme prévu. La fièvre revient. La toux change. L’essoufflement s’installe. Et sans que l’on s’en rende compte, la surinfection bactérienne survient. 

Grippe chez les seniors : pourquoi faut-il rester vigilant ? 

Le virus de la grippe est sournois. Même quand les premiers symptômes s’atténuent, il laisse derrière lui un organisme fatigué, fragilisé, parfois à bout de forces. 

La grippe ne se vit pas de la même façon à 30 ans qu’à 70. 

Avec le temps, notre corps change. Il fait toujours de son mieux, mais ses défenses réagissent parfois moins vite qu’avant. 

Les médecins appellent cela l’immunosénescence, mais en réalité, c’est simplement le signe d’un organisme qui a beaucoup donné. 

Résultat : 

  • les infections virales durent plus longtemps ; 
  • les infections respiratoires sont plus fréquentes ; 
  • et le corps récupère moins vite. 

Et c’est précisément à ce moment-là que certaines bactéries en profitent. 

En chiffres : 

Au total, elle (la grippe) cause en moyenne 20 à 25 000 hospitalisations, majoritairement chez les personnes âgées, et environ 9 000 décès, dont plus de 9 sur 10 concernent les plus de 65 ans. 

Source : Grippe · Inserm, La science pour la santé 


Qu’est-ce qu’une surinfection bactérienne, exactement ? 

La surinfection bactérienne survient lorsque, après une infection virale, comme la grippe, des bactéries profitent de l’affaiblissement des défenses immunitaires pour infecter l’organisme. 

C’est un peu comme une porte restée entrouverte après une tempête. Le virus est passé, il a fait des dégâts… et les bactéries arrivent derrière. 

On parle alors d’infection bactérienne secondaire. Elle ne remplace pas la grippe, elle s’y ajoute. 

Et chez les personnes âgées, elle peut être beaucoup plus difficile à combattre. 

Surinfection bactérienne : pourquoi les seniors sont-ils plus concernés ? (Et ce n’est pas votre faute !) 

Beaucoup de personnes âgées se demandent : « Pourquoi moi ? Avant, je récupérais plus vite… » 

La réponse est simple. 

Avec les années : 

  • le système immunitaire devient moins réactif ; 
  • les poumons sont plus sensibles ; 
  • les maladies chroniques (diabète, BPCO, …) s’accumulent parfois. 

Cela rend les infections respiratoires plus fréquentes et plus longues. 

Et quand le corps est fatigué, il a moins d’énergie pour repousser et lutter contre une bactérie opportuniste. 

Quelles sont les principales bactéries responsables des surinfections ? 

Toutes les bactéries ne sont pas en cause. Certaines sont particulièrement connues et étudiées, notamment par l’Institut Pasteur. 

Streptococcus pneumoniae : l’ennemi numéro un 

Également connue sous le nom de pneumocoque. C’est l’une des principales causes de surinfection bactérienne après une grippe chez les seniors. 

Elle peut provoquer, chez les personnes fragiles : 

  • des pneumonies ; 
  • des méningites ; 
  • des otites. 

Une bactérie que les médecins connaissent bien… et qu’ils prennent très au sérieux. 

Haemophilus influenzae : trompeuse mais redoutable 

Malgré son nom, cette bactérie n’est pas liée au virus de la grippe. Elle colonise principalement les voies respiratoires et peut provoquer : 

  • une infection des voies respiratoires ; 
  • des méningites. 

Les seniors atteints de maladies respiratoires y sont particulièrement sensibles. 

Comment reconnaître une surinfection bactérienne après une grippe ? 

C’est souvent là que le doute s’installe. 

On pense aller mieux… Puis après quelques jours d’amélioration, les symptômes repartent ou s’aggravent : 

  • fièvre élevée avec des frissons ; 
  • toux plus forte, plus grasse ; 
  • expectorations jaunâtres ou verdâtres ; 
  • essoufflement inhabituel ; 
  • fatigue intense et brutale ; 
  • douleurs thoraciques. 

Ce rebond des symptômes est typique d’une surinfection bactérienne après une grippe. 

Dans la plupart des cas, beaucoup de seniors hésitent à consulter et se disent : « Je ne veux pas déranger », « C’est sûrement normal » … 

Mais non ! L’infection bactérienne secondaire est une complication qui nécessite un traitement spécifique. 

Dans ces moments de doute, une chose compte autant que la vigilance pouvoir consulter sans hésiter. Retarder une prise en charge pour des raisons financières peut compliquer la situation. 

D’où l’importance de pouvoir compter sur une couverture santé pensée pour cette étape de la vie, qui facilite l’accès aux soins quand on en a vraiment besoin. 

La mutuelle santé senior Mutualp a été conçue pour répondre aux besoins spécifiques des plus de 60 ans, avec des garanties comprenant les consultations, les soins courants et l’hospitalisation. 

Elle permet de consulter plus sereinement, sans repousser un rendez-vous par crainte du reste à charge, notamment lorsque des complications comme une surinfection bactérienne sont suspectées. 

Avec Mutualp, l’objectif est clair : vous accompagner à chaque étape, pour que la santé reste une priorité, jamais une source d’inquiétude

Peut-on vraiment prévenir une surinfection bactérienne ? 

C’est une question que beaucoup de seniors se posent, parfois en silence. 

Et la réponse est : oui, vous avez un véritable pouvoir face à la surinfection bactérienne, même après une grippe. 

À condition d’adopter les bons réflexes, au bon moment. 

La vaccination : un geste de protection, pas une contrainte 

On entend parfois : « À mon âge, est-ce vraiment utile ? ». Oui, plus que jamais ! 

Le vaccin contre la grippe ne fait pas que limiter les symptômes, il agit aussi en amont, en réduisant les risques de complications. 

Concrètement, il permet de : 

  • réduire la gravité de l’infection grippale ; 
  • diminuer le risque de surinfection bactérienne après la grippe ; 
  • protéger indirectement les poumons, souvent fragilisés chez les seniors. 

Témoignage : 

« Pendant longtemps, je pensais que le vaccin n’était plus vraiment utile à mon âge. Après une grippe compliquée par une surinfection bactérienne, j’ai compris à quel point mon corps avait besoin d’aide. Aujourd’hui, me faire vacciner est devenu un réflexe, presque un geste de protection envers moi-même. Ça me rassure, et ça rassure aussi mes proches. » André, 75 ans, ancien conducteur de bus. 

Le repos : une nécessité pas un luxe 

On a tous ce réflexe : vouloir reprendre ses habitudes, ne pas « se laisser aller« , rester actif. 

Mais après une grippe, le corps est encore en convalescence. 

Et c’est souvent à ce moment précis qu’une surinfection bactérienne peut apparaître si on force trop. 

Après une grippe : 

  • une fatigue persistante est fréquente et normale ; 
  • le repos aide réellement le système immunitaire à se renforcer ; 
  • reprendre trop vite augmente le risque de complication, y compris d’infection bactérienne secondaire. 

La surveillance : le rôle précieux des proches 

Si vous lisez ces lignes pour un parent, un conjoint ou un proche âgé, sachez  
que votre vigilance est déterminante. 

Les seniors ont parfois tendance à minimiser ce qu’ils ressentent, surtout après une grippe : 

  • ils ne disent pas toujours qu’ils sont plus essoufflés ; 
  • ils n’insistent pas quand la fièvre revient ; 
  • ils pensent que la fatigue fait « partie de l’âge ». 

Et pourtant, ces détails peuvent être les premiers signes qu’une surinfection bactérienne est en train de s’installer. 

Votre regard attentif, votre intuition, votre bienveillance peuvent : 

  • déclencher une consultation à temps ; 
  • éviter une aggravation ; 
  • prévenir une infection respiratoire plus grave. 

L’hygiène : les petits gestes qui font la différence 

On les connaît tous… et pourtant, on les oublie parfois. 

Ces gestes simples sont de véritables barrières contre les infections respiratoires, qu’elles soient virales ou liées à une surinfection bactérienne : 

  • se laver les mains régulièrement ; 
  • aérer son logement chaque jour ; 
  • éviter les contacts quand on est malade ; 
  • porter un masque en période d’épidémie ou de forte circulation virale. 

Réalisés séparément, ils semblent anodins… 
Mais ensemble, ils réduisent considérablement le risque de surinfection bactérienne, surtout chez les seniors. 

La surinfection bactérienne n’est pas une fatalité liée au vieillissement, mais un risque que l’on peut anticiper. En restant à l’écoute de votre corps et en adoptant une démarche proactive, vous gardez la main sur votre santé. Et surtout, au moindre doute, consultez ! 

L’essentiel à retenir : 
Après une grippe, la surinfection bactérienne peut s’installer si le corps est fragilisé, en particulier chez les seniors

La vaccination contre la grippe et le pneumocoque reste la protection la plus efficace pour limiter les complications respiratoires. 

Le repos après la maladie est essentiel : reprendre trop vite augmente le risque d’infection bactérienne secondaire. 

Enfin, la vigilance des proches et les gestes simples du quotidien peuvent faire toute la différence. 

Cet article a été relu et approuvé par un expert en santé et bien-être des seniors de Mutualp, acteur reconnu dans les domaines de la santé, de l’assurance et de la prévoyance en France. Il est destiné à des fins purement informatives. 

 
FAQ – Surinfection bactérienne​ : les questions les plus fréquentes 

Combien de temps après une grippe, la surinfection bactérienne peut-elle apparaître ? 
La surinfection bactérienne peut apparaître entre 4 et 7 jours après les premiers symptômes de la grippe, et durer pendant plusieurs semaines. 

Comment faire la différence entre une grippe et une surinfection bactérienne ? 
Une grippe évolue généralement vers une amélioration progressive, tandis qu’une surinfection bactérienne se manifeste par une aggravation des symptômes après une phase d’amélioration. 

Les antibiotiques sont-ils systématiques en cas de surinfection bactérienne ? 
Les antibiotiques ne sont prescrits par un médecin, que lorsqu’une surinfection bactérienne est confirmée, en plus du virus grippal.